À propos

Historique :

Jean Marc Coulom est l’héritier d’un savoir-faire artisanal qui a fait de Grisolles, pendant plus d’un siècle, la capitale française et même européenne du balai. Industrie opportuniste, naissante au cœur du XIX° siècle, permise par la fertilité des plaines de Garonne ou pousse « lou mil » ou « milhas ». C’est une révolution qui transforme un grossier ustensile de paille de sorgho lié d’un brin d’osier, en un outil esthétique et pratique avec manche en bois solide, pailles du cœur et paille de revêtement, fil de fer pour lier, forme conique aplatie, le tout maintenu par un joli cordon de couleur. Voilà un balai 100 % occitan. Avant la première guerre mondiale, le canton compte plus de 20 ateliers et environ 400 ouvriers !

Au début des années 80, toutefois, il a fallu qu’un couple de jeune marié cherche une activité créatrice et authentique pour que l’industrie, en déshérence du fait de l’apparition de l’aspirateur et sous les coups de boutoir des Pays de l’Est, soit relancé.

Toujours passionné, et aujourd’hui seul, Jean Marc Coulom assure cette tradition tombée en désuétude. Vestige d’une activité qui avait fait de Grisolles la capitale Mondiale du Balais, il est le dernier porteur de cette expérience. Désireux de la partager, il vit sa passion comme un art : celui d’embellir un intérieur (ou un extérieur), de concevoir de ses propres mains un éléments d’équipements de tout un chacun et de rencontrer, occasionnellement, des individus désireux d’échanger.

Tout un art :

Il faut de la patience pour fabriquer un balai et des matières premières de qualité, dont la belle paille de sorgho, vert clair qui provient maintenant des pays de l’est. Les pailles sont égrenées puis soufrées pour les désinfecter et leur donner une jolie couleur jaune. Le manche est en pin des landes, fabriqué du côté de Casteljaloux. Autour il fixe le corps du balai : le paillon, en roseaux de Camargue, l’âme du balai. Il l’entoure de paille grossière et termine par de la paille plus fine et plus esthétique. Ensuite, cinq ou six coutures de fil de chanvre plastifié maintiennent l’ensemble. L’ensemble égalisé, un peu de peinture rouge sur la pomme et le bas du manche : l’emblème de la  maison. Et voilà, votre balai est prêt !